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Christian Laval: Le sinistre bilan du sarkozysme scolaire

Christian Laval: Le sinistre bilan du sarkozysme scolaire
Christian Laval, sociologue, est coauteur de La nouvelle école capitaliste, La Découverte, août 2011

« Laura a trouvé le poste de ses rêves » et « Julien », lui, « a trouvé un poste à la hauteur de ses ambitions ». La campagne de recrutement, par voie de presse et à grands frais (1,35 million d’euros), du ministère de l’Éducation nationale au printemps 2011, ne dit pas seulement la vision sexiste d’un monde social dans lequel les femmes ont des « rêves » et les hommes de l’« ambition », elle constitue un parfait déni de réalité. C’est à un affaiblissement inédit de l’enseignement public que se livre un gouvernement acharné à réduire le nombre d’heures de cours, à diminuer le nombre d’adultes dans les établissements scolaires, à liquider la formation des nouveaux enseignants et à déstabiliser la condition enseignante dans son ensemble par le recours à la précarité généralisée.

On sait pourtant que le système scolaire français, qui reste l’un des plus inégalitaires parmi les pays développés, a besoin de tout autres mesures pour se redresser. Et ce n’est pas l’annonce du recrutement de « 17000 personnes » (dont seulement 11 000 enseignants) qui peut faire oublier les chiffres dont le ministère se glorifiait encore hier : la suppression de 16 000 postes d’enseignants en 2011 et en 2012, avec pour objectif la destruction de 80 000 postes dans l’enseignement primaire et secondaire en cinq ans, soit presque 10 % du corps enseignant. Nicolas Sarkozy avait dit son souhait dans sa Lettre aux éducateurs de septembre 2007 d’une école avec « moins de professeurs ». Cette véritable saignée suscite colère et inquiétude chez les enseignants, mais aussi de plus en plus chez les parents d’élèves, et maintenant chez les maires de France, y compris UMP. Même l’enseignement privé, pourtant moins touché en proportion par ces coupes budgétaires, se met à donner de la voix. Les occupations d’écoles par les parents ont commencé à se multiplier dès le printemps 2011, en particulier dans les quartiers populaires et dans les communes rurales. « Plus d’élèves par classe, c’est moins de chances pour nos enfants », « on ne peut pas concevoir l’éducation de nos enfants selon un simple rapport comptable » : quand ce ne sont plus les syndicats d’enseignants qui le disent, mais les parents « ordinaires », c’est-à-dire les électeurs, la chose devient plus risquée pour le gouvernement. L’école primaire n’est pas la seule touchée : les effectifs en 6e vont « crever le plafond » dans beaucoup de collèges dès la rentrée 2011. Après les réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté (Rased), après la suppression de l’année de formation des nouveaux enseignants stagiaires, la poursuite d’une telle politique est de plus en plus insupportable au regard de ce que vivent les personnels et les usagers de l’Education nationale. Il n’est donc pas sûr que l’annonce très électoraliste faite le 21 juin par Nicolas Sarkozy du gel des fermetures de classes « hors démographie » pour 2012 dans le primaire suffise à effacer le tragique bilan de 5 ans de sarkozysme scolaire.

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