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"MediasSociaux.fr" - 1 new article
Et si Google avait définitivement perdu la bataille du « réseau social » face à Facebook ?Aujourd’hui la bataille entre les deux géants, ce n’est plus (depuis longtemps) Microsoft contre Google, mais bien Google contre Facebook. Google en position de leader dominant et poussé par une vision orientée autour de la maitrise du contenus a laissé la place à son principal rival sur le domaine social. Toutes les tentatives plus ou moins récentes se sont soldées par des échecs plus ou moins retentissant. Aujourd’hui Google a bien compris que la bataille se menait contre Facebook et qu’il lui fallait réagir vite. En premier lieu, Eric Schmidt, ancien CEO de Google a lui même reconnu qu’il s’est trompé sur le social. La bataille se situe bien autour de l’utilisateur, de sa connaissance, de son graphe sociale et de la pertinence des informations que l’on pourra lui proposer en s’appuyant sur les entreprises qu’il faut également séduire. Mais voilà aujourd’hui, les entreprises semblent de plus en plus séduites par Facebook qui a dépassé Google en terme de revenus publicitaires (display). Il faut séduire les internautes qui depuis déjà quelques mois passent plus de temps sur les réseaux sociaux que sur les moteurs de recherche. Les trois erreurs que Google a commises
Les conséquences de ces 3 erreurs sont multiples : le départ de Eric Schmidt qui n’hésite plus à dire que, sur la question du social, il s’est foiré (Eric Schmidt admits big screw up, identifies the bif four of Internet). Le constat est clair. La volonté depuis 2011 d’accélérer sur la question du social est le principal enjeu de Google : le rachat de PostRank, le lancement du bouton Google +1, le lancement de Google+… Google a décidé de ne plus se cacher et de lancer un service plus abouti… Et Google+ change-t-il la donne ? Google part du principe, à l’inverse de Facebook, qu’il possède toute l’information du monde, où elle se trouve. On en revient à la promesse initiale de Google. Le social, l’internaute n’est donc qu’une clé d’entrée, un filtre vers cette information. Google pendant très longtemps à ignorer cette donnée dans une vision du Web 3.0 où la sémantique allait prendre le pas. Pour en savoir plus sur Google+, vous pouvez déjà lire les deux très bons articles diffusés précédemment : Google+ change la donne car Google place ici l’internaute au cœur de l’information. Avec le bouton Google+1, l’ambition n’est pas aussi forte, mais est en tout ce cheval de Troie, comme il l’est pour Facebook, pour s’implanter dans les sites mondiaux, en dehors de ses propres sites, mais surtout pouvoir récolter quantité d’informations sur les goûts et intérêts des internautes en fonction de leur lecture et partage d’informations (Un pas de plus de Google vers le social search avec » +1 button « ). La question qui vient immédiatement est : est-ce que Google+ fonctionnera ? Clairement, le service est très bien, très facile à prendre en main et apparait comme une surcouche sociale de services existants. Et c’est là la principale force de Google à la différence historique d’un Twitter ou d’un Facebook : Google peut s’appuyer sur son audience existante pour lancer plus facilement un service qui n’apparaît pas comme un service indépendant mais comme un vrai service intégré. Là où Google Buzz ou Google Wave, quoique lié à Gmail, avait un fonctionnement plus indépendant, Google+ voit plus loin. Je pense que c’est la clé de succès du service. Au niveau des bémols, l’un semble de taille. La pertinence du service par rapport à Facebook. Lorsque vous vous inscrivez, vous vous apercevez vite que comme pour tout service social pour être pertinent vous devez rapidement réintégré tout votre graphe social. Ici, le fonctionnement par « Cercles » offre une modularité plus simple de gestion de ses réseaux de contacts, encore faut il prendre le temps de le faire. Pas sûr que les utilisateurs le fassent. L’autre bémol est la similitude trop fort avec Facebook sur bien des aspects qui renforce malgré ce que beaucoup disent (et que je rejoins sur de nombreux points), la sensation que Facebook et Google+ sont concurrents. La valeur perçue de la prise d’information sociale ou curation, sur un principe proche d’un Twitter, d’un Scoop-it ou d’un LinkedIn Today, apparaît à mon sens insuffisante auprès d’une population early adoptrice. Malgré donc le buzz du lancement, Google+ n’arrivera pas à fédérer cette cible très influente. A voir ce que les prochaines semaines disent de cette prédiction… More Recent Articles |
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